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Se désidentifier des symboles

Nous sommes prisonniers des symboles. Impossible de regarder une colombe sans qu’elle ne nous évoque la paix. Cela n’a pas grande importance, me direz-vous… Certes, mais si votre chef est toujours le symbole d’une autorité qui a du pouvoir sur vous, vous lui donnez le vôtre…

Face à une chose (par exemple : une couronne), nous sommes en relation avec trois éléments différents :

– Le signifiant (c’est-à-dire le mot «couronne»).

– Le signifié (la couronne elle-même).

– Le symbole.

À notre insu, nous fusionnons les trois. C’est ainsi que nous donnons notre pouvoir à des principes (je voyage toujours en 2ème classe) ou à des valeurs (je suis honnête, je suis fidèle…).
Si je dis : «Je me lave toujours les mains après être passé aux toilettes», il y a la pensée (le signifiant), le fait de se les laver (le signifié) et le symbole (laver = symbole d’hygiène).
C’est décidé d’avance : je sais déjà qu’en sortant, je me laverai les mains. L’instant à venir est donc fermé, verrouillé ; je n’ai aucune emprise dessus. J’ai donné mon pouvoir.

Pour reprendre le pouvoir, je me mets en relation avec le signifié. Celui-ci m’emmène vers la réalité : je vois la colombe et je prends conscience que c’est juste un pigeon blanc.
Il en va de même avec les principes et les valeurs : je sors des toilettes, ai-je de l’urine sur mes doigts ? Alors : que requiert la situation?

C’est la question magique. Elle doit être posée des centaines de fois par jour ! Souvenez-vous que vous prenez entre 5000 et 6000 décisions par jour. Toutes ne relèvent pas de cette question, bien sûr. Lorsque je prends mon stylo pour écrire, c’est OK comme ça… par contre, toute décision qui m’engage relève de cette question : Est-ce que je vais au cinéma? Est-ce que je vois untel ? Est-ce que je change de travail ? Est-ce que je me laisse crier dessus par mon boss?
Chaque fois que je pose la question, je monte en conscience, je me désidentifie et je reprends contact avec la réalité… Et souvenez-vous que la réalité est énergétique !
Je me réfère uniquement à cela. Face au chef, je prends conscience que c’est juste une personne.
Que requiert la situation ? Mon intuition me donne la réponse.

Nous sommes un véhicule avec deux conducteurs potentiels, l’intuition ou le mental. Et c’est le mental qui détient le pouvoir. Lui seul décide de rester au volant ou de laisser la place à l’intuition.
Le plus difficile dans l’histoire, c’est la conscience. Le plus difficile, c’est de réaliser que vous (votre mental) prenez des décisions à votre insu. Reprenez les commandes, montez en conscience sur toutes ces décisions que vous prenez… puis, confiez-les à votre intuition.

Elle vous fait défaut ? Posez la question à votre pendule, lancez la pièce, utilisez votre pendule intérieur… Mais cessez de prendre des décisions !

Comme le dit la bouddhiste Pema Chodron, lorsque vous cessez de prendre des décisions, l’instant qui vient est frais et ouvert.
Comment est votre vie ? Quelle odeur dégage-t-elle ? Cela sent-il le renfermé… Ou le frais ?

Prêt à rafraîchir votre vie ? Alors, c’est parti pour la chasse aux symboles !

Crédit image : Unsplash / Michael Braid