Déjà, prenez conscience que vous avez une décision à prendre. Bien souvent, vous roulez des pensées au lieu de vous poser une question toute simple : « Qu’est-ce que je veux vraiment ? » Rien qu’avec cette petite question, vous sortirez bien souvent de l’ornière. Elle vous met en mouvement, elle vous oriente solution, elle vous prépare à l’action.

Ensuite, prenez conscience que choisir, c’est abandonner quelque chose. Imaginez que vous êtes en retard pour un rendez-vous très important. Vous avez le choix entre courir et arriver à l’heure mais en sueur et donc pas dans les meilleures dispositions… ou bien arriver en bon état mais en retard. Vous avez le choix et ce choix dépend de l’importance que vous accordez à chaque terme. Qu’est-ce que vous voulez vraiment ? Arriver à l’heure ou bien arriver en bon état ? La plupart du temps, vous tournez en rond avec un : « oui, mais »… Oui je veux arriver à l’heure, mais à ce moment-là, je vais arriver en sueur ! Remplacez tout simplement le mais par un donc ! Oui je veux arriver à l’heure, donc je vais arriver en sueur.

C’est ce qu’on appelle le coaching en trois points :

–1 qu’est-ce que je veux vraiment ?

–2 quel est le prix à payer ?

–3 payer le prix.

Vous voulez vous faire du bien ? Montez en conscience sur le nombre de « oui, mais » que vous dites chaque jour… Et remplacez le mais par un donc. Forcément, il y aura un prix à payer.

Cela ne signifie pas que le mais est inutile. Au contraire, il vous permet de mettre en évidence une contradiction en vous. « J’ai faim mais il est trop tôt pour manger. » Qu’allez-vous écouter ? Votre raison ou votre corps ? Pour résoudre la contradiction, vous allez abandonner quelque chose. Soit vous abandonnez l’idée d’assouvir votre faim, soit vous abandonnez l’idée de manger à l’heure.

En conséquence, le « mais » est utile lorsqu’il est suivi d’un « donc » : « J’écoute ma raison, donc j’attends. »

Enfin, essayez toujours de trouver une troisième solution. Lorsque vous n’avez qu’une option, vous êtes sous la tyrannie de cette solution ; si vous en avez deux, vous êtes dans l’ambivalence. C’est à partir de trois que vous avez vraiment le choix. Ouvrez des choix. Par exemple : « Je mange une pomme maintenant, cela calmera ma faim jusqu’à l’heure du repas. »

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