patience-article

L’impatience est naturelle

L’impatience est souvent considérée comme une chose négative. Elle l’est assurément si elle nous conduit à trépigner, à vivre la frustration et l’attente ardente d’un objectif qui se refuse à nous.

Nous connaissons alors les affres de la souffrance, l’impossibilité de profiter de l’instant présent. Comment se délecter de ce thé fumant si l’attention toute entière est dédiée au message attendu, au colis espéré, à l’amour qui se refuse à arriver ? Comment profiter de la caresse du vent sur mon visage si je suis impatient d’arriver à mon rendez-vous ?

De plus, nous stagnons dans une situation inacceptable et stressante, descendant inéluctablement vers une basse énergie négative.

Et pourtant, l’impatience est une émotion et donc, un message que nous envoie notre corps. Elle a sa raison d’être. Simplement, comme avec chaque émotion, nous avons le choix de devenir l’émotion, nous identifier à elle, ou bien d’écouter le message.

Nous avons le choix entre «je n’en peux plus d’attendre !» et «Y a-t-il quelque chose à accomplir, une action à poser, une réflexion à avoir pour atteindre mon objectif ?»

En choisissant la deuxième option, nous nous mettons en mouvement, nous participons, nous collaborons intelligemment à notre changement. Si je suis impatient d’arriver à mon rendez-vous, je vais me dépêcher, et donc y parvenir en état de stress. Si je suis intelligent émotionnellement, je décode le message et je me pose la question : «Dans quel état intérieur souhaité-je aborder cette rencontre ? Quelle image est-ce que je souhaite présenter ? Comment m’y préparer ?» Je peux alors progresser en direction de cet objectif.

Il est possible aussi qu’il n’y ait rien à faire : j’attends la livraison d’un colis dont la livraison est prévue dans deux jours. Il n’y a qu’à attendre. Encore une fois, l’impatience augmente mon stress de façon tout à fait stérile. Le message est donc : «Je dois travailler mon acceptation et mon lâcher prise»… Je réfléchis à l’action à poser pour me rapprocher de cet objectif : existe-t-il une peur derrière cette impatience que je dois libérer ? Puis-je pratiquer la méditation, la respiration consciente, ou encore chercher la technique qui me convient le mieux ?

Moins nous devenons l’impatience, plus nous prenons en compte son message… et plus la patience se manifeste, délivrant le sien : «C’est OK, tu te rapproches de ton objectif à la bonne vitesse».

Alors, laisserez-vous votre impatience prendre le pouvoir sur vous, ou bien l’utiliserez-vous pour déterminer les objectifs vous ramenant une haute énergie positive ?

L’impatience est naturelle : prenez d’elle sa part la plus belle !