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La peur de parler en public

Avez-vous peur de prendre la parole en public ?
Si c’est le cas, vous avez développé des stratégies pour éviter cela : laisser votre place, éviter les jobs qui requièrent ce genre d’intervention, vous absenter, etc. Mais au fond, cela vous convient-il ? 

Vous sentez-vous vraiment heureux de fuir ? Ne rêvez-vous pas parfois que vous devenez un grand orateur, tenant votre auditoire en haleine par votre ton assuré et votre élocution fluide ?Comme je vous comprends !

D’une part, il est frustrant de se voir tenu à l’écart d’une capacité somme toute banale : tous les orateurs sont dotés comme vous d’un souffle et de cordes vocales… Si vous savez parler, vous savez parler en public.

D’autre part, le pire n’est-t-il pas de vous laisser guider, de confier votre vie à une peur ? Dans l’expression « j’ai peur de parler en public », vous croyez peut-être que la clé se situe dans « parler en public »… Eh non, la clé se situe dans « j’ai peur ». Si vous souhaitez résoudre ce problème, vous allez naturellement vous diriger vers des solutions de type coaching, stages de prise de parole en public, thérapies comportementales, sophrologie… Et assurément, vous obtiendrez des résultats.

Vous travaillez votre technique, mais que faites-vous de votre peur ? Vous mettez en mouvement un véhicule qui était arrêté… Mais ne serait-il pas plus judicieux d’enlever le frein à main avant de démarrer ? Vous intervenez sur le plan de la réalité (votre élocution, votre ton, la puissance de votre souffle, etc.), alors que le problème se situe sur le plan de la symbolique.

Au niveau de la réalité, le public ne représente aucun danger ; il y a peu de chance que vous vous fassiez tirer dessus ou invectiver. A priori, si vous prenez la parole, c’est que vous êtes attendu pour cela.
Au niveau symbolique, votre peur repose sur l’appréhension d’être jugé, ou bien rejeté, ou encore la peur d’être démasqué (tout le monde va s’apercevoir que vous êtes nul !).

Ces peurs reposent sur un mensonge que vous avez créé pour conserver intacte l’image de vos parents. Vous l’avez construit par peur de perdre l’amour et la sécurité qu’ils étaient censés vous procurer. Si durant votre enfance, votre père vous dévalorisait à coups de « bon à rien », vous avez obéi à cette forme d’injonction négative… Et vous avez gravé en vous (et à votre insu) que vous êtes un bon à rien.

Si vous parlez en public, vous allez être reconnu et manifester ainsi que vous êtes bon à quelque chose. Ceci est inacceptable (pour votre mental) puisque cela s’oppose à votre mensonge. En conséquence, parler en public n’est pas dangereux en tant que réalité mais en tant que symbole !

Rendez d’abord ce mensonge à votre père car il ne vous appartient pas ! En faisant cela, (lors de votre cérémonie de libération), vous récupérez votre souveraineté, le droit de vous apprécier vous-même et de vous faire apprécier, en fonction de ce que vous faites, de votre valeur réelle. Une fois cela accompli, le frein à main est enlevé… Il sera aisé pour vous dans la réalité de manifester votre valeur, puisque vous en avez désormais le droit ! 

Voici quatre astuces toutes simples qui vous permettront de monter en puissance aisément et rapidement.
– Préparez ce que vous allez dire.
Vous débutez dans le métier, il sera temps de vous lancer sans filet quand vous serez devenu un expert. Pour l’instant, couchez par écrit les principaux points que vous désirez aborder (évitez de lire textuellement car vous allez adopter un ton de récitation désagréable à l’oreille de vos auditeurs).
– Concentrez-vous sur vos pieds en étant attentif de les poser bien à plat.
Vous évitez ainsi de vous dandiner et vous « nourrissez » votre mental qui est ainsi trop occupé pour partir dans l’anxiété (en coaching, on appelle ça une variable clé).
– Prenez soin d’articuler.
Là encore, double effet : vous avez l’assurance d’être bien compris et cela occupe un peu plus votre mental.
– Faites circuler votre regard.
Choisissez trois ou quatre personnes dans l’assemblée, répartis dans la salle et passez tranquillement de l’une à l’autre. Cela vous évitera de rester le nez sur votre feuille et vous donnera une allure de professionnalisme et d’assurance sereine.

Chaque fois que vous êtes confronté à une peur, libérez-vous d’abord au niveau symbolique pour ensuite acquérir au niveau réel.
De cette manière, vous pouvez bannir de votre vie tous les : « C’est plus fort que moi ! »