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Se désidentifier des émotions

S’identifier, c’est être fusionné avec quelque chose d’extérieur, en croyant que c’est soi. Nous allons voir les trois choses auxquelles vous vous identifiez. C’est votre prison quotidienne.

D’abord vous vous identifiez à vos émotions.

Vous n’êtes pas vos émotions !
« Il m’énerve, celui-là ! Je suis triste, tu m’as mis en colère, etc. »
L’émotion est un message qui vous est envoyé par votre corps émotionnel. C’est un de vos outils. Ce n’est pas vous.

Pratiquer l’intelligence émotionnelle est l’assurance de reprendre les commandes.

Première étape : c’est la plus difficile puisqu’il s’agit de prendre conscience que je ressens une émotion. Tout est là ! C’est au moment où l’émotion monte en moi que j’ai le choix entre m’identifier (« il m’énerve ») ou me désidentifier. Si je choisis cette option, je dirai : « mon corps m’envoie l’agacement, quel en est le message ? »

 Deuxième étape : décoder l’émotion.

 Troisième étape : me mettre en empathie avec la personne qui a généré l’émotion. En agissant ainsi, je connais l’intention de l’autre. Est-elle réellement en train de m’agresser ou bien est-elle simplement le symbole d’un élastique qui me renvoie à un petit enfant blessé (par exemple, elle me dit qu’elle doit partir…et je me sens rejeté).

 Quatrième étape : qu’est-ce que je veux vraiment ? Je suis en possession de la carte de la situation : je connais le message de mon émotion et l’intention de l’autre, je peux donc me diriger. Je vais donc poser l’action ou la parole adéquate.

Tant que vous êtes identifié à l’émotion, vous n’êtes pas libre puisque c’est l’émotion qui dirige. Si vous êtes en colère, c’est une colère qui est aux commandes de votre véhicule. Et vous savez que la colère est stupide !

Être identifié à son émotion est l’assurance d’être figé, de stagner.
Etre intelligent émotionnellement vous met en mouvement. Immanquablement.

Quelques exemples :

Je suis triste -> je vis ma tristesse, éventuellement, je pleure…
Mon corps m’envoie la tristesse -> je dois faire le deuil de quelque chose = où en suis-je dans les cinq étapes du deuil (négation, colère, déprime, acceptation, sublimation).

Je suis impuissant -> je suis bloqué dans cette situation car rien n’est possible.
Mon corps m’envoie l’impuissance -> il n’y a de toute façon que trois solutions : accepter, améliorer, quitter. Laquelle me coûtera le moins ?

Je suis contraint -> je fais la chose en question en rechignant.
Mon corps m’envoie la contrainte -> je comprends que je suis emmené de force vers un autre objectif que le mien. Qu’est-ce que je veux vraiment ?

Voilà pourquoi l’intelligence émotionnelle vous permet de résoudre 99 % de vos problèmes relationnels : elle vous met en mouvement !

Crédit image : Unsplash / Simon Schmitt

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« Regarder l’autre avec beaucoup de bienveillance »

Découvrez le témoignage d’Elsa Marin, accompagnante formée par André Charbonnier à sa technique de libération, qui explique ce que la formation lui a apporté et sa pratique avec les personnes qu’elle accompagne.

Voir sa fiche personnelle en cliquant ici

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« J’ai le courage de me lancer »

Visionnez le témoignage vidéo de cet homme racontant sa libération après avoir suivi la méthode de libération du « Festen » inventée par André Charbonnier.

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« Il s’opère une magie indéfinissable et réelle »

Visionnez le témoignage vidéo de cette femme racontant sa libération après avoir suivi la méthode de libération du « Festen » inventée par André Charbonnier.

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Ce à quoi je porte attention devient ma réalité

J’ai expérimenté récemment un petit test sur Internet. Il était demandé de compter le nombre de danseurs qui apparaissaient au fil d’une vidéo. A la fin de la vidéo, la question posée était : «avez-vous vu l’ours ?» Quel ours ? Je visionne à nouveau la vidéo : effectivement, y figure bien un ours qui, tranquillement, traverse la scène en arrière plan !

Mon regard était tellement concentré sur une tâche que j’avais perdu tout le reste de l’action.

Il en est ainsi de toute notre vie. Nous focaliser sur un aspect nous conduit à perdre de vue l’ensemble du tableau. Ainsi, si je me concentre sur une injustice que je viens de subir de la part d’un proche, je perds de vue l’ensemble de ma relation avec lui, son amitié, son amour, notre complicité…

Pareillement, le reste de notre vie, de notre environnement, a totalement disparu : tout ce qui me réjouit, anime mon quotidien mais aussi tous les enseignements qui m’ont enrichis, toute ma sagesse. Ne demeure que l’injustice : l’arbre qui cache la forêt.

Restons ouverts sur le monde, avec un objectif grand angle. Relativisons car rien n’est absolu, rien n’existe en soi, extrait de l’ensemble. L’injustice que je viens de subir fait partie d’une équation plus large.

D’un point de vue plus élevé, nous sommes assurés de prendre une décision beaucoup plus juste.

Nous pouvons même, de cet endroit culminant, déterminer notre humeur car il nous est possible de descendre la focale sur un autre endroit du tableau. Je peux choisir de me concentrer sur tous les bons moments que j’ai passés avec cette personne, sur le lien profond qui nous unit. Immédiatement, je remonte vers les émotions positives… ce qui me permettra de régler ce différend de façon beaucoup plus intelligente.

Somme toute, en procédant ainsi, nous choisissons d’aller bien ou d’aller mal. En constatant que ce à quoi nous portons attention devient notre réalité, nous reconnaissons qu’une partie de notre bonheur relève de la décision.

Et vous, qu’allez-vous décider ?

Crédit image : Yu-Chuan Hsu

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La différence entre l’amour «avoir» et l’amour «être»

D’une manière ou d’une autre, il y a de fortes chances que vous ayez manqué d’amour durant votre enfance. Comme vous ne pouviez accepter la réalité de ce manque, vous vous êtes accusé de ce que vous subissiez. Pour cela, vous avez construit un mensonge du genre : « Je ne mérite pas l’amour, je ne mérite pas d’être aimé. »

En faisant cela, vous conserviez l’illusion de l’amour. Cela vous a conduit à mendier cet amour, à vouloir combler ce manque, boucher ce trou en vous. C’est pour cette raison que vous voulez avoir de l’amour. Vous désirez cet amour pour guérir une blessure en vous, en conséquence, l’autre est plus un docteur ou une nourrice qu’un amoureux…

Vous le remarquez en fonction des différents scénarios que vous vivez : vous pensiez avoir trouvé l’amour et puis rapidement, vous vous ennuyez ; l’autre vous quitte et vous vous effondrez ; vous pensez la relation en terme de durée, vous voulez l’assurance que cela dure toujours ; vous vous sentez blessé si l’autre ne vous donne pas l’amour tel que vous le voulez ; si l’autre vous blesse, vous avez envie de le blesser à votre tour, etc.

Vous êtes dans l’amour avoir. Deux inconscients (la partie inconsciente de votre mental) se parlent et cherchent mutuellement la guérison en comblant le manque.

En vérité, ce que vous recherchez dans l’amour avoir, c’est de créer une super zone de confort où rien n’arrivera plus de mauvais. Vous voulez être sauvé : après cela, plus rien de mal ne vous arrivera, croyez-vous.

Qu’est-ce que l’amour être ?

Pour répondre à cette question, il faut tout d’abord en poser une autre : si l’on pouvait vous faire une ablation du mental, que resterait-t-il ?

Selon les langages, on l’appelle l’intuition, le cœur, le Soi, certains l’appellent l’âme, etc.

Cette partie de vous est difficile d’accès car elle se trouve hors de votre mental, mais lorsque vous y accédez, vous avez l’assurance qu’elle vous dit la vérité ! Une intuition est toujours juste. C’est sa définition même.

Elle se présente de façon subtile et votre mental peine à la percevoir car il est branché sur sa mission survie. Pour lui, il est vital que vous receviez de l’amour, c’est ce que nous avons vu au chapitre précédent.

L’amour avoir, ce sont deux inconscients en survie qui font affaire ; l’amour être, ce sont deux Soi qui se rencontrent. Il n’y a aucune attente, aucun vouloir puisque vous savez au plus profond de vous-même que l’autre est cet amour. Nous pourrions décrire deux personnes dans l’amour être comme deux spirales qui s’élèvent et s’enroulent l’une autour de l’autre, sans que jamais l’une ne s’appuie sur l’autre. Lorsque vous connaissez cet état d’être, vous donnez de l’amour tout simplement parce que vous ne savez pas faire autre chose. Vous irradiez l’amour à chaque instant. Vous n’avez aucune attente, vous donnez, vous donnez, vous donnez.

Bien sûr, si l’autre vit aussi ce même amour, les deux reçoivent de l’amour, non parce qu’ils veulent en avoir… mais parce qu’ils en donnent.

Pourquoi existe-t-il encore des confusions entre les deux types d’amour, même chez les personnes qui ont fait un travail personnel sur la question ?

Lorsqu’une âme est désincarnée, elle n’est ni homme ni femme. L’âme n’est aucunement polarisée : ni plus, ni moins, ni masculin, ni féminin. On pourrait dire qu’elle est au point zéro.

Lorsqu’elle s’incarne, elle se polarise. Homme ou femme. Pourtant, et c’est là le paradoxe, il est impossible de n’être que l’un ou l’autre. Imaginez une pile électrique avec un seul pôle ! De la même façon, vous avez donc en vous les deux pôles. Cela signifie qu’il y a en vous un point zéro. Lorsque vous atteignez ce point, lorsque vous le devenez, vous vous éveillez, vous connaissez l’état de bouddha. La polarité est donc une illusion et pourtant… elle est réelle ! Tel est le paradoxe.

Il existe une voie royale pour reconnecter ce point zéro, c’est la relation sexuelle. Le tantrisme est l’école de cette voie. Pour quelle raison croyez-vous que les religions ont codifié, voire diaboliser le sexe ? Pour obliger les êtres humains à passer par elles pour retrouver Dieu. Si une église veut vivre, quelle qu’elle soit, elle ne va pas vous dire : « Dieu est en vous, retrouvez-le en faisant l’amour ! »

Sur cette voie royale, il y a l’amour être. Cette union, ces retrouvailles de deux Soi, c’est la mécanique du yin qui retrouve le yang. Le cercle est reformé, complété. Ainsi, par le truchement de l’autre, vous pouvez connaître la complétude. En en faisant l’expérience par ce biais-là, vous pouvez reconnecter votre propre centre, votre point zéro, l’unité en vous.

Il y a donc en vous cette aspiration à la complétude. Cette envie profonde de rencontrer l’élu(e). The one. Vous comprenez qu’il est très aisé pour votre mental de surfer sur cette envie profonde pour y plaquer le besoin de combler ce dont vous avez manqué enfant. Vous croyez être équilibré et rechercher l’âme sœur… mais qu’en est-il dans la réalité ?

Eh bien, reprenez les questions du début. Si vous êtes dans l’amour être, vous n’avez absolument pas besoin de l’autre. Qu’il soit là ou non, il ne vous manque pas car vos deux Soi ne sont jamais séparés.

C’est une autre déclinaison du paradoxe qu’il vous faut accepter pour progresser : lorsque votre mental est aux commandes (c’est-à-dire vous, votre personnalité, votre ego).

Vous êtes seul au monde. Lorsque c’est votre Soi qui conduit votre vie, vous êtes toujours en connexion (c’est la raison pour laquelle la communication ne possède pas d’opposé, c’est la seule chose non duelle. Il est impossible de ne pas communiquer).

Lorsque vous pensez, lorsque vous réfléchissez, prenez conscience que c’est votre mental qui est aux commandes. C’est votre vie de tous les jours. Alors, dans votre quotidien, acceptez d’être seul au monde. Vous ne trouverez jamais personne qui viendra combler cette solitude ; vous êtes juste dans l’illusion de penser pouvoir combler un vide immense en vous. Si vous avez besoin de l’autre, c’est que vous avez un petit enfant traumatisé à guérir en vous. Descendez au plus profond de vous et trouvez-le.

Crédit image : Unsplash / Greg Razoky

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Reprenez votre vie en main en chassant les «oui, mais»

Le mental résiste au changement. Il a d’excellentes raisons pour cela : nous empêcher de tourner notre regard vers nos traumatismes ou nous obliger à manifester un mensonge.

Pour cela, il nous pousse à l’inaction, nous oblige à ne rien faire, bien que la situation soit indésirable, voire douloureuse. Une des stratégies favorites qu’il utilise est le : «oui, mais».

Par exemple : « Oui, cette personne me pompe de l’énergie, mais c’est quand même un ami. »

Le «oui, mais» permet de croire (ou de faire croire) qu’on prend la situation en compte alors qu’il n’en est rien. Utiliser le «oui, mais» suppose de construire une phrase composée de deux termes. Le premier prend en compte le problème : «Oui, cette personne me pompe de l’énergie». Après cela, il n’est plus possible de dire qu’on évite, que l’on ferme les yeux. «Cette personne me pompe de l’énergie» : on regarde bien les choses en face. Il suffit ensuite de glisser un tout petit mot de rien du tout : «mais». Il ne reste enfin qu’à poser le deuxième terme qui annule complètement le premier : «mais c’est quand même un ami.» Au final, on fait semblant d’accepter la réalité, pour la nier complètement. Résultat : la situation reste à l’identique, cette personne continue à me pomper de l’énergie.

Si vous souhaitez reprendre le pouvoir sur votre mental, traquez les «oui, mais» !

Challengez-vous :

Pendant une semaine comptabilisez-les. Fixez-vous réellement cet objectif : Durant toute la semaine, je porte mon attention sur tous les «oui, mais» que je prononce et chaque soir, je ferai le total du nombre prononcé durant la journée. Pratiquez cela une semaine sans rien modifier de votre comportement. Il vous faut d’abord monter en conscience avant d’initier un changement car la conscience est la clé.

La semaine suivante, vous pouvez commencer à modifier votre programme : vous remplacez tous les «mais» par des «donc» ! Ouh là là, immédiatement votre monde bascule ! «Oui, cette personne me pompe de l’énergie, donc…» Eh oui, le «donc» vous conduit à l’action, vous oblige à mettre une solution en œuvre.

Soit vous améliorez, par exemple en demandant à votre ami de cesser ce fonctionnement ; soit vous quittez, c’est-à-dire, vous mettez un terme à cette relation.

Troisième solution, vous assumez et vous remplacez le «oui, mais»  par un «non, car» : «Non, je ne ferai rien, car c’est mon ami et je l’accepte tel qu’il est.» Vous acceptez.

Lorsque vous êtes dans une situation indésirable, vous n’avez que ces trois solutions pour y mettre fin : accepter, améliorer, quitter. Le «oui, mais»  est une stratégie de votre mental pour mettre en œuvre une quatrième solution : la plainte, qui vous permet de rester en l’état.

Vous voulez reprendre votre vie en main ? Chassez les «oui, mais» et ayez le courage de les remplacer par des «oui, donc» ou des «non, car». 

Crédit image : Unsplash / Greg Rakozy

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« Accompagner c’est apporter de la lumière »

Découvrez le témoignage de Mathieu Dennefeld, accompagnant formé par André Charbonnier à sa technique de libération, qui explique ce que la formation lui a apporté et sa pratique avec les personnes qu’il accompagne.

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Pratiquer l’intelligence émotionnelle

Lors d’une régulation, une cliente me faisait part d’une expérience désagréable et je me suis fait la réflexion que ces quelques minutes somme toute très banales recélaient en fait un enseignement profond.

La situation : Christine ouvre son placard de réserves et découvre avec horreur des larves de mites alimentaires. Dégoûtée, elle entreprend de tout vider pour trouver le point d’infestation.
Son compagnon la voit faire et vient lui prêter main forte. Elle en est ravie et le remercie.
En pleine action, il est pris d’un mal de ventre. Il interrompt le rangement pour aller aux toilettes… A son retour, sans un mot, il s’installe à son ordinateur.
Là, Christine se sent niée, agacée et frustrée. Elle continue son travail en rongeant son frein puis, au bout d’un moment, elle cesse son activité et va s’asseoir.
Il la regarde et lui demande : « Ca va ? »
–Bah, non, justement, ça ne va pas !
–Pourquoi, que se passe-t-il ?
–Ben, tu me plantes comme ça, sans un mot !
–Excuse-moi, en fait, j’avais encore mal au ventre et j’ai dû m’asseoir pour me reposer un peu plus. »

Vous voyez, pas de quoi fouetter un chat ! Cependant, si nous reprenons ces éléments du point de vue d’une personne qui souhaiterait vivre aux commandes de sa vie, que découvrons-nous ?
Que Christine vit sa vie en automatique, sans conscience des enjeux sous-jacents et sans conscience qu’elle est manipulée par ses propres émotions.

Christine voit les larves avec horreur ; elle est dégoûtée. Elle sent une répulsion monter en elle. Elle n’a aucune conscience qu’en fait, son corps est en train de lui envoyer un message. Oui, vos émotions sont des messages. Une émotion négative vous dit que vous êtes dans une situation indésirable et elle est précise au point de vous dire en quoi la situation est indésirable et comment en sortir.

Voyons le message du dégoût : « Je suis envahi par quelque chose de malsain ». Si Christine réagit correctement (à savoir mettre fin à la cause du dégoût), pour autant, elle subit quand même son émotion. En effet, si elle sent une répulsion en elle, c’est qu’elle est en train de s’identifier à son émotion !

Quand vous ressentez une émotion négative, par exemple la colère, la plupart du temps, vous devenez la colère. La preuve ? Vous êtes stupide lorsque vous êtes en colère ! En réalité, ce n’est pas vous qui êtes stupide, c’est la colère. Vous êtes devenu stupide parce que vous vous identifiez à votre émotion. Être intelligent émotionnellement, c’est se désidentifier de l’émotion, c’est passer de : « Je suis en colère » à « Mon corps m’envoie le message de la colère, qu’est-il en train de me dire ? »

Chaque fois que vous dites : « Je suis triste, je suis honteux, je suis peiné, je suis frustré… », vous vous identifiez à une émotion et du coup, vous restez figé dans cette émotion… et vous restez dans votre situation indésirable.

Revenons à Christine, elle voit ensuite son compagnon s’asseoir sans revenir vers elle. Si elle est intelligente émotionnellement, elle décode ses émotions.
– Je me sens niée = j’ai besoin d’être validée, nommée.
– Agacement = je suis en train de me faire envahir.
– Frustration = j’avais droit à plus.
Ensuite, elle se met en empathie avec son compagnon, elle cherche ce que lui ressent et là, elle sait : il n’est pas bien.
Il ne lui reste plus qu’à se poser la fameuse question : « Que requiert la situation ? » Réponse : de poser la question « que t’arrive-t-il ? »
Nous avons là les quatre étapes de l’intelligence émotionnelle :
–Je prends conscience de la présence d’une émotion.
–Je décode le message.
– Je me mets en empathie avec l’autre (je sens ce que ressent l’autre).
–Je suis pro actif (au lieu d’être réactif) en posant la question : « Que requiert la situation ? »

Enfin, elle prend conscience qu’il y a un décalage entre ce que lui disent ses émotions et la réalité… En effet, normalement, ses émotions disent toujours la vérité. Si ce n’est pas le cas et si l’empathie infirme le message des émotions, c’est donc que les émotions ne renvoient pas à la situation actuelle, c’est qu’il y a un élastique… Cela signifie que la situation présente la renvoie à une situation passée, un traumatisme ancien. Elle est impactée par un symbole (il ne revient pas = symbole d’abandon, de négation) qui l’empêche de percevoir l’énergie, la situation réelle. Cela signifie qu’une petite fille en elle souffre encore d’avoir été niée et abandonnée dans le passé…

Voyez-vous la différence entre les deux ? Dans le premier cas, elle subit totalement la situation, est en mode automatique, complètement manipulée par son mental ; dans le second, elle est aux commandes de sa vie.

Et vous, comment faites-vous ?… Comment gérez-vous vos émotions ?

Crédit image : Unsplash / Mayur Gala