Archives de l’auteur : André

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Nouvel interview de Nadiejda Charova

Nous nous retrouvons avec Nadiejda, cette fois pour parler de la réalité et de création… Encore un pur moment de bonheur !

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La peur de parler en public

Avez-vous peur de prendre la parole en public ?
Si c’est le cas, vous avez développé des stratégies pour éviter cela : laisser votre place, éviter les jobs qui requièrent ce genre d’intervention, vous absenter, etc. Mais au fond, cela vous convient-il ? 

Vous sentez-vous vraiment heureux de fuir ? Ne rêvez-vous pas parfois que vous devenez un grand orateur, tenant votre auditoire en haleine par votre ton assuré et votre élocution fluide ?Comme je vous comprends !

D’une part, il est frustrant de se voir tenu à l’écart d’une capacité somme toute banale : tous les orateurs sont dotés comme vous d’un souffle et de cordes vocales… Si vous savez parler, vous savez parler en public.

D’autre part, le pire n’est-t-il pas de vous laisser guider, de confier votre vie à une peur ? Dans l’expression « j’ai peur de parler en public », vous croyez peut-être que la clé se situe dans « parler en public »… Eh non, la clé se situe dans « j’ai peur ». Si vous souhaitez résoudre ce problème, vous allez naturellement vous diriger vers des solutions de type coaching, stages de prise de parole en public, thérapies comportementales, sophrologie… Et assurément, vous obtiendrez des résultats.

Vous travaillez votre technique, mais que faites-vous de votre peur ? Vous mettez en mouvement un véhicule qui était arrêté… Mais ne serait-il pas plus judicieux d’enlever le frein à main avant de démarrer ? Vous intervenez sur le plan de la réalité (votre élocution, votre ton, la puissance de votre souffle, etc.), alors que le problème se situe sur le plan de la symbolique.

Au niveau de la réalité, le public ne représente aucun danger ; il y a peu de chance que vous vous fassiez tirer dessus ou invectiver. A priori, si vous prenez la parole, c’est que vous êtes attendu pour cela.
Au niveau symbolique, votre peur repose sur l’appréhension d’être jugé, ou bien rejeté, ou encore la peur d’être démasqué (tout le monde va s’apercevoir que vous êtes nul !).

Ces peurs reposent sur un mensonge que vous avez créé pour conserver intacte l’image de vos parents. Vous l’avez construit par peur de perdre l’amour et la sécurité qu’ils étaient censés vous procurer. Si durant votre enfance, votre père vous dévalorisait à coups de « bon à rien », vous avez obéi à cette forme d’injonction négative… Et vous avez gravé en vous (et à votre insu) que vous êtes un bon à rien.

Si vous parlez en public, vous allez être reconnu et manifester ainsi que vous êtes bon à quelque chose. Ceci est inacceptable (pour votre mental) puisque cela s’oppose à votre mensonge. En conséquence, parler en public n’est pas dangereux en tant que réalité mais en tant que symbole !

Rendez d’abord ce mensonge à votre père car il ne vous appartient pas ! En faisant cela, (lors de votre cérémonie de libération), vous récupérez votre souveraineté, le droit de vous apprécier vous-même et de vous faire apprécier, en fonction de ce que vous faites, de votre valeur réelle. Une fois cela accompli, le frein à main est enlevé… Il sera aisé pour vous dans la réalité de manifester votre valeur, puisque vous en avez désormais le droit ! 

Voici quatre astuces toutes simples qui vous permettront de monter en puissance aisément et rapidement.
– Préparez ce que vous allez dire.
Vous débutez dans le métier, il sera temps de vous lancer sans filet quand vous serez devenu un expert. Pour l’instant, couchez par écrit les principaux points que vous désirez aborder (évitez de lire textuellement car vous allez adopter un ton de récitation désagréable à l’oreille de vos auditeurs).
– Concentrez-vous sur vos pieds en étant attentif de les poser bien à plat.
Vous évitez ainsi de vous dandiner et vous « nourrissez » votre mental qui est ainsi trop occupé pour partir dans l’anxiété (en coaching, on appelle ça une variable clé).
– Prenez soin d’articuler.
Là encore, double effet : vous avez l’assurance d’être bien compris et cela occupe un peu plus votre mental.
– Faites circuler votre regard.
Choisissez trois ou quatre personnes dans l’assemblée, répartis dans la salle et passez tranquillement de l’une à l’autre. Cela vous évitera de rester le nez sur votre feuille et vous donnera une allure de professionnalisme et d’assurance sereine.

Chaque fois que vous êtes confronté à une peur, libérez-vous d’abord au niveau symbolique pour ensuite acquérir au niveau réel.
De cette manière, vous pouvez bannir de votre vie tous les : « C’est plus fort que moi ! »

 

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L’impatience est naturelle

L’impatience est souvent considérée comme une chose négative. Elle l’est assurément si elle nous conduit à trépigner, à vivre la frustration et l’attente ardente d’un objectif qui se refuse à nous.

Nous connaissons alors les affres de la souffrance, l’impossibilité de profiter de l’instant présent. Comment se délecter de ce thé fumant si l’attention toute entière est dédiée au message attendu, au colis espéré, à l’amour qui se refuse à arriver ? Comment profiter de la caresse du vent sur mon visage si je suis impatient d’arriver à mon rendez-vous ?

De plus, nous stagnons dans une situation inacceptable et stressante, descendant inéluctablement vers une basse énergie négative.

Et pourtant, l’impatience est une émotion et donc, un message que nous envoie notre corps. Elle a sa raison d’être. Simplement, comme avec chaque émotion, nous avons le choix de devenir l’émotion, nous identifier à elle, ou bien d’écouter le message.

Nous avons le choix entre «je n’en peux plus d’attendre !» et «Y a-t-il quelque chose à accomplir, une action à poser, une réflexion à avoir pour atteindre mon objectif ?»

En choisissant la deuxième option, nous nous mettons en mouvement, nous participons, nous collaborons intelligemment à notre changement. Si je suis impatient d’arriver à mon rendez-vous, je vais me dépêcher, et donc y parvenir en état de stress. Si je suis intelligent émotionnellement, je décode le message et je me pose la question : «Dans quel état intérieur souhaité-je aborder cette rencontre ? Quelle image est-ce que je souhaite présenter ? Comment m’y préparer ?» Je peux alors progresser en direction de cet objectif.

Il est possible aussi qu’il n’y ait rien à faire : j’attends la livraison d’un colis dont la livraison est prévue dans deux jours. Il n’y a qu’à attendre. Encore une fois, l’impatience augmente mon stress de façon tout à fait stérile. Le message est donc : «Je dois travailler mon acceptation et mon lâcher prise»… Je réfléchis à l’action à poser pour me rapprocher de cet objectif : existe-t-il une peur derrière cette impatience que je dois libérer ? Puis-je pratiquer la méditation, la respiration consciente, ou encore chercher la technique qui me convient le mieux ?

Moins nous devenons l’impatience, plus nous prenons en compte son message… et plus la patience se manifeste, délivrant le sien : «C’est OK, tu te rapproches de ton objectif à la bonne vitesse».

Alors, laisserez-vous votre impatience prendre le pouvoir sur vous, ou bien l’utiliserez-vous pour déterminer les objectifs vous ramenant une haute énergie positive ?

L’impatience est naturelle : prenez d’elle sa part la plus belle !

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Interview par Lilou Macé

Découvrez la merveilleuse interview d’André Charbonnier par Lilou Macé qui nous parle de son dernier livre « Plus de peurs que de mal ».

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Interview sur Radio Médecine Douce

Interview d’André Charbonnier expliquant la technique du Festen par Nathalie Lefèvre sur Radio Médecine Douce à écouter ici.

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Interview par Madame Bien être

Découvrez l’interview d’André Charbonnier par Madame Bien être en cliquant ici.

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Le test du miroir

Un petit test pour évaluer l’acceptation et l’amour de vous-même.

Regardez-vous dans un miroir. Tout simplement. Regardez-vous dans les yeux. Combien de temps tenez-vous ?

Êtes-vous OK avec ce que vous voyez ? Aimez-vous ce que vous voyez ?

Si vous n’y parvenez pas, refaites ce petit exercice tous les jours. Regardez-vous dans les yeux. Même si vous ne tenez que 2 secondes, c’est bien.

L’huitre a besoin d’un grain de sable pour fabriquer sa perle, vous tenez le vôtre.

Augmentez simplement votre temps jusqu’à ce que vous puissiez tenir indéfiniment. Apprenez à aimer ce que vous voyez. Donnez à votre mental le temps dont il a besoin.

Lorsque vous y parvenez (ou bien si vous y parvenez déjà), dites à voix haute et en vous regardant dans les yeux : « Je suis grandiose, magnifique et exalté(e) ! »

Ça tient ? Oui ? Alors, bravo ! Non ? Alors pratiquez. Tous les matins, redites cette phrase. Envoyez-vous une maxi dose d’amour, aimez cette personne dans le miroir.
Ça ne guérit pas ? Augmentez la dose !

Crédit image : Unsplash / Sean brown

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Se laisser traverser par ce qui nous gêne

Lorsque nous nous sentons agressés, nous nous contractons. C’est le mode survie qui veut cela.

Nous fonctionnons ainsi dans le froid : on rentre la tête dans les épaules, on ferme les poings en resserrant son manteau sur soi… Brrrr !

Idem avec un bruit gênant : la perceuse du voisin a tendance à nous contracter… nous faisant ainsi oublier que c’est nous qui nous contractons tous seuls ! Nous retrouvons sans surprise l’intelligence émotionnelle. Ce n’est pas l’événement qui est en cause mais notre façon d’y réagir.

La prochaine fois que vous avez froid, tentez l’expérience suivante : laissez-vous aller. Détendez-vous. Laissez le froid vous traverser ! Imaginez, visualisez qu’il vous traverse sans vous toucher. Très rapidement, vous constaterez que vous avez beaucoup moins froid.

Vous avez tout simplement accepté. Se contracter face à une situation indésirable est une façon de refuser son existence… Alors qu’elle est là !

Pratiquez cela dans toutes les situations où il vous est impossible d’améliorer ou de quitter.
Vous vous retrouvez pressé dans la foule du métro : laissez-vous traverser. Vous êtes comme un supraconducteur qui n’est nullement affecté par le courant d’électrons qui le traverse. D’un seul coup, tout va mieux.

Laissez-vous traverser par les bruits gênants ; vous pouvez même vous laisser traverser par les énergies négatives des personnes alentours. Faites l’expérience. Évidemment, si cela ne fonctionne pas, refaites immédiatement votre bulle de protection par le « centré, connecté, ancré ».
De la même façon, laissez passer en vous la frustration de n’avoir pas encore trouvé votre mission… Ou l’âme sœur. Oui, c’est possible. Vous pouvez envisager la frustration comme le froid… Elle passe.

Portez votre attention sur toutes ces situations et prenez conscience de votre réaction, de votre contraction.

Voulez-vous que je vous dise ? Aujourd’hui, il est temps de respirer et de se détendre… de respirer et de se détendre… de respirer… et de se détendre.

Crédit image : unsplash / Chrisitian Baron

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Se désidentifier des symboles

Nous sommes prisonniers des symboles. Impossible de regarder une colombe sans qu’elle ne nous évoque la paix. Cela n’a pas grande importance, me direz-vous… Certes, mais si votre chef est toujours le symbole d’une autorité qui a du pouvoir sur vous, vous lui donnez le vôtre…

Face à une chose (par exemple : une couronne), nous sommes en relation avec trois éléments différents :

– Le signifiant (c’est-à-dire le mot «couronne»).

– Le signifié (la couronne elle-même).

– Le symbole.

À notre insu, nous fusionnons les trois. C’est ainsi que nous donnons notre pouvoir à des principes (je voyage toujours en 2ème classe) ou à des valeurs (je suis honnête, je suis fidèle…).
Si je dis : «Je me lave toujours les mains après être passé aux toilettes», il y a la pensée (le signifiant), le fait de se les laver (le signifié) et le symbole (laver = symbole d’hygiène).
C’est décidé d’avance : je sais déjà qu’en sortant, je me laverai les mains. L’instant à venir est donc fermé, verrouillé ; je n’ai aucune emprise dessus. J’ai donné mon pouvoir.

Pour reprendre le pouvoir, je me mets en relation avec le signifié. Celui-ci m’emmène vers la réalité : je vois la colombe et je prends conscience que c’est juste un pigeon blanc.
Il en va de même avec les principes et les valeurs : je sors des toilettes, ai-je de l’urine sur mes doigts ? Alors : que requiert la situation?

C’est la question magique. Elle doit être posée des centaines de fois par jour ! Souvenez-vous que vous prenez entre 5000 et 6000 décisions par jour. Toutes ne relèvent pas de cette question, bien sûr. Lorsque je prends mon stylo pour écrire, c’est OK comme ça… par contre, toute décision qui m’engage relève de cette question : Est-ce que je vais au cinéma? Est-ce que je vois untel ? Est-ce que je change de travail ? Est-ce que je me laisse crier dessus par mon boss?
Chaque fois que je pose la question, je monte en conscience, je me désidentifie et je reprends contact avec la réalité… Et souvenez-vous que la réalité est énergétique !
Je me réfère uniquement à cela. Face au chef, je prends conscience que c’est juste une personne.
Que requiert la situation ? Mon intuition me donne la réponse.

Nous sommes un véhicule avec deux conducteurs potentiels, l’intuition ou le mental. Et c’est le mental qui détient le pouvoir. Lui seul décide de rester au volant ou de laisser la place à l’intuition.
Le plus difficile dans l’histoire, c’est la conscience. Le plus difficile, c’est de réaliser que vous (votre mental) prenez des décisions à votre insu. Reprenez les commandes, montez en conscience sur toutes ces décisions que vous prenez… puis, confiez-les à votre intuition.

Elle vous fait défaut ? Posez la question à votre pendule, lancez la pièce, utilisez votre pendule intérieur… Mais cessez de prendre des décisions !

Comme le dit la bouddhiste Pema Chodron, lorsque vous cessez de prendre des décisions, l’instant qui vient est frais et ouvert.
Comment est votre vie ? Quelle odeur dégage-t-elle ? Cela sent-il le renfermé… Ou le frais ?

Prêt à rafraîchir votre vie ? Alors, c’est parti pour la chasse aux symboles !

Crédit image : Unsplash / Michael Braid